MBTI – le profil INFP (médiateur) : tendances

Voici quelques aspects qui caractérisent le profil de l’INFP dans la théorie du mbti
(surnommé « médiateur » sur le site 16personnalités.com).

La profondeur
Les INFP acquièrent très tôt dans leur vie une tendance introspective d’exploration de leurs pensées et de leurs émotions. Il y a une envie comprendre le sens complexe associé à chaque expérience rencontrée. Ce qui est recherché est en fait une profondeur dans la compréhension des choses. Les INFP aspirent à une synthèse globale des leçons de la vie. À déceler l’essence cachée derrière la turbulence apparente du quotidien. Leur effort continuel vers l’extraction des idées qui se cachent derrière les choses et derrière chaque potentialité, constitue le chemin qu’ils-elles parviennent à dessiner. C’est une habileté à saisir la nature humaine et à en communiquer les vérités. Leur capacité à se fondre dans un mode de fonctionnement, de pensée,  pour en saisir la substance et s’en imprégner. Comprendre de l’intérieur. Cela demande et nécessite un continuel retour vers soi, pour pouvoir  ensuite s’en détacher.

L’authenticité
Certains des aspects les plus importants dans la vie des INFP sont notamment de demeurer authentiques, d’être loyaux aux gens aimés et de faire vivre leurs visions et leurs idéaux à travers leurs projets et leurs actions.

La sensibilité
Une chose que les INFP peuvent gagner à prendre conscience : ils-elles sont généralement sensibles au stress (notamment émotionnel). L’une de leurs stratégies principales de résistance peut-être l’évitement : se réfugier dans leur domaine intérieur ou dans des mondes fictifs, tels que des livres, films et séries, musiques.

L’éthique
Les INFP sont généralement capables de percevoir assez clairement les failles éthiques dans les systèmes sociaux et de cerner les différents enjeux de situations sociétales complexes. Ils-elles peuvent alors suivre des scénarios (différentes perspectives), jusqu’à leurs conclusions probables, à travers leur imagination et leur intuition. Leur capacité d’expression leur permet de partager ces visions avec le reste de l’humanité, dans l’espoir que les autres pourront voir ces mêmes failles et agir en fonction.

Amour et cacao

Si l’amour était du cacao on pourrait le manger tel quel, mais l’on pourrait aussi en faire du chocolat : du bon et du mauvais.

On peut simplement se contenter d’un cacao brut, peu apétissant et peu marquant. Vite avalé, vite digéré. Un chocolat dénué de saveur et de profondeur.
On peut aussi avoir l’habitude d’un mauvais chocolat. Celui que l’on digère mal, qui nous rend même un peu rend malade. Qui nous laisse en bouche un goût amer mais dont on se ressert, car au fond on se dit que c’est mieux que pas de chocolat. Et qu’on est tout de même un peu accro.

Mais il est bien sûr possible de faire du chocolat mieux dosé, plus équilibré, plus suave. Celui que l’on déguste et qui nous fait du bien. Un chocolat de qualité.
On peut souffrir de ne pas savoir faire de bon chocolat. Et c’est peut-être parce qu’on ne nous a pas toujours montré comment. Heureusement que la recette peut toujours être améliorée…
Quand les ingrédients sont là, reste à les transformer.

MBTI – différences entre profils NF

Avant propos :
La théorie du MBTI inspirée des travaux du psychologue Carl Jung décrit 16 types de personnalités et 8 fonctions cognitives. Le type de personnalité est lié à des préférences pour certaines manières d’agir et de penser. C’est à dire des façons de faire « par défaut », qui semblent naturelles pour la personne. Cette théorie est intéressante pour améliorer sa compréhension de soi-même et des autres. Pour comprendre les multiples nuances dans les manières de réfléchir et d’agir qui font la diversité humaine.

Quelques différences entre les INFP et les ENFP :
Les ENFP sont généralement plus inspirés et énergisés par l’exploration de nouvelles idées (la fonction cognitive Ne (Intuition extravertie) étant la 1ere fonction). Les INFP le sont aussi (Ne étant la 2e fonction) mais préfèrent encore plus l’exploration en profondeur de leurs intuitions et de leur ressenti (Fi étant la 1ere fonction). Ce que les ENFP font également, dans une moindre mesure par rapport aux INFP (Fi étant la 2e fonction).
Les ENFP aiment avoir beaucoup de nouvelles expériences, pour pouvoir les aider à comprendre les choses selon des angles différents. Ils/elles sautent rapidement sur de nouvelles opportunités d’aventure, après quoi ils/elles ont besoin de se retirer pour y réfléchir.
Les INFP hésitent, doutent et réfléchissent face à de nouvelles opportunités, pesant le pour et le contre. Un peu comme pour déterminer comment ils/elles vont se sentir lorsqu’ils/elles les saisiront.

Quelques différences entre les INFP et les INFJ :
Alors que les INFP sont de manière générale plutôt imaginatifs et spéculatifs, attachés à ce qui pourrait être, les INFJ sont plus ancrés dans la réalité, à ce qui est. Les INFJ préfèrent connaître le futur et participer à le construire, alors que les INFP préfèrent contribuer à l’imaginer et à ses changements.
Les INFJ utilisent en 1ere fonction la fonction cognitive Ni (Intuition introvertie). Celle-ci vise à prédire ce qui pourrait arriver dans le futur et à suivre une voie qui semble vraie.
Les INFP utilisent (en 2e fonction) la fonction cognitive Ne (Intuition extravertie). Celle-ci permet d’envisager différents scénarios à propos de ce qui pourrait arriver, préférant l’exploration et la compréhension de ces idées plus que leur réalisation.

Quelques différences entre les xNFP et les xNFJ :
Si l’on se base sur la théorie du MBTI, il existe une différence essentielle dans la relation aux émotions entre les *NFP et les *NFJ. Cela repose en partie sur le fait que :
– Les ENFP et les INFP ont comme 1ere (pour les ENFP) et 2e (pour les INFP) la fonction Ne (iNtuition extravertie). Ne est une fonction exploratoire, accès sur la découverte de différentes possibilités, idées ou concepts. C’est pourquoi ils/elles sont souvent bien plus intéressé.e.s par l’exploration et la compréhension des émotions que par le fait de les contrôler et de les gérer. L’objectif est plutôt de rechercher l’authenticité et les causes des émotions, d’en saisir les nuances, afin d’améliorer la connaissance de soi et celles que les autres ont d’eux-mêmes.
– Les ENFJ et les INFJ ont comme fonction cognitive dominante (ENFJ) et secondaire (INFJ) la fonction Fe (Feeling, ou en Français sentiment, extraverti). Fe est une fonction normative, qui juge de ce qui est bon ou mauvais socialement. Le schéma des normes, valeurs et principes sociaux à adopter est donc fortement développé, nuancé et construit chez les ENFJ et INFJ. Ce qui signifie que comprendre l’environnement émotionnel sera plutôt un moyen en vue d’une fin. L’objectif est plutôt d’utiliser leur connaissance des émotions pour des relations sociales harmonieuses, pour aider les autres et soi-même à être meilleur(s).

MBTI – le profil INFP (médiateur) : passer à l’action

Selon la théorie du MBTI, les INFP ont comme fonctions cognitives :
1)
Fi   (Feeling introverti : sentiment suscité par l’intérieur)
2)
  Ne   (Intuition extravertie : intuition suscitée par l’extérieur)
3)
Si     (Sensation introvertie : sensation suscitée par l’intérieur)
4)
Te    (Thinking extraverti : pensée suscitée par l’extérieure)

La fonction Te (pensée, en anglais Thinking extraverti) intervient en 4e position du schéma cognitif.  Dans le MBTI, la 4e fonction est une fonction peu maîtrisée. En se développant au cours de la vie elle tend à devenir mieux maîtrisée mais reste énergivore. Or, Te est la fonction qui sert à planifier, à mettre en oeuvre les idées dans la réalité concrète, à décider. Chez les INFP, cela peut donc donner lieu à des difficultés pour eux de passer de la théorie au concret, du rêve à la réalité. A agir sur leurs pensées et intuitions pour les donner à voir au monde, pour les exposer, ou pour les mettre en oeuvre.

Il peut ainsi être intéressant pour tous les INFP de garder à l’esprit que toute chose commence par un premier pas. Ce qui semble une montagne n’est souvent qu’un énorme tas de cailloux superposés. Se rappeler que grimper l’un, puis l’autre, permet peu à peu d’arriver au sommet. Prendre conscience du fait que la plupart des choses peuvent ainsi être faites pas à pas peut permettre à l’INFP de mettre en oeuvre ses idées et n’étant pas bloqué par son idéalisme et son potentiel perfectionnisme. On peut commencer aussi petit que nécessaire. On n’a pas besoin de tout réaliser d’un coup et tout de suite.

Se fixer un petit objectif que l’on sait pouvoir atteindre permet justement de se lancer plus facilement. La fonction Te aspire à des résultats concrets, objectivement observables. Elle rend donc l’action motivante pour l’INFP. À condition qu’il-elle reconnaisse que son idéalisme (fonctions Fi et Ne) le bloque parfois car il-elle ressent un besoin de perfectionnisme et d’absolu. L’INFP peut alors se décider à agir. Mais comme Te est la fonction inférieure de l’INFP, l’utiliser lui demande de l’énergie. Il-elle ne se transformera peut-être pas en « machine de guerre ». Mon idée est finalement de dire que dans tout projet, commencer par une étape simple à réaliser est un bon moyen de passer à l’action. Ce qui permet d’engendrer un sentiment positif, d’améliorer sa confiance en soi et d’apprendre.

MBTI – différences entre J ou P

Dans le MBTI, la 4e lettre correspond à « J » (Jugement) ou à « P » (Prospection ou Perception). Voyons quelques différences.

Les personnes à tendance « J » 
Ceux/celles qui ont une tendance « J » marquée préfèrent généralement prendrent des décisions basées sur une information délimitée, claire, précise. Il est prérérable que cette information reste concise. Cela leur permet de se forger une opinion et d’agir de manière plus assurée et plus rapide. Ils/elles peuvent bien-sûr modifier leurs pensées et leurs actions par la suite pour changer de stratégie. Mais cela se fera avant tout par palliers (pas à pas), de manière plutôt linéaire et progressive.
Ils-elles fonctionnent mieux dans un cadre structuré.
– Cela peut concerner leur environnement physique : par exemple un bureau et un lieu de vie plutôt organisé et rangé.
L’environnement professionnel : ils/elles préfèrent avoir des horaires ou des tâches définies. La hiérarchie et la définition des rôles sociaux peuvent les rassurer.
– Et l’organisation du temps : apprécier la planification du temps libre, comme les weekends et les vacances.Cela peut concerner leur environnement physique : par exemple un bureau et un lieu de vie plutôt organisé et rangé.
Les personnes de tendance « J » vont plutôt se tourner vers et sont généralement plus habiles avec les activités et sujets qu’ils/elles maîtrisent déja et dont ils/elles ont l’habitude. Ils/elles sont doué.e.s pour faire fonctionner un système, une organisation et en améliorer le fonctionnement. Ils/elles parviennent à pérpétuer des structures existantes de manière efficace et à agir de manière ordonnée.

Les personnes à tendance « P »
Ceux-celles qui ont une tendance « P » marquée préfèrent rester ouvert.e.s à l’accueil continuel de nouvelles informations. Ils/elles procrastinent donc souvent leurs prises de décisions dans ce but parfois inconscient. Cela implique plus de spontanéité et d’adaptation.
Ils-elles fonctionnent mieux dans une structure moins rigide et plus flexible. Le temps libre non planifié est apprécié, ce qui leur permet de garder leurs options ouvertes. Ils/elles ont besoin de plus de temps pour faire un retour sur ce qui leur arrive et « digérer » des idées ou des plans d’actions. C’est un processus fait de va et vients. On peut imaginer que ces personnes avancent dans leur vie sur une ligne qui ferait quelques loopings, quelques détours, et qui pourtant irait aussi de l’avant, avec un trajet simplement moins linéaire et enrichissant à sa manière.
Ils-elles préfèrent ne pas avoir d’opinion arrêtée (voir les choses en noir et blanc) et considérer les nuances. Ce qu’ils/elles apportent est leur perspective, propre à évoluer.
Les personnes de tendance « P » sont généralement motivées et intéréssées par des activités et sujets nouveaux et inexplorés qu’ils/elles découvrent et apprennent. Ils/elles peuvent plus facilement intervenir lorsqu’il s’agit de situations nouvelles. Ce sont des « innovateurs » et « chercheurs » naturels.