Automne

Je peux lire ton nom dans les feuilles d’automne,
qui me contemplent de leur éclat châtoyant,
pas encore fâné, plus tout à fait vivant,
feuilles oranges jaunies par les jours qui s’en vont.

Elles sont comme autant de regards posés,
et semblent fredonner un air larmoyant,
qui me chante que là où se pose le vent,
ton esprit est passé et a tout transformé.

Choix de vote

On peut facilement constater que dans toutes les sociétés dites démocratiques où les citoyens élisent des représentants, les citoyens ne votent pas nécessairement pour des représentants politiques qui porteront leurs intérêts. Ou du moins pour ceux qui seraient le plus à même de le faire.

Alors cette question me turlupinait. Qu’est ce qui fait au fond que des classes sociales populaires et moyennes votent parfois pour des représentants de l’élite financière et économique, plutôt que pour des défenseurs plus avérés de l’égalité et de la redistribution sociale?

Certes, les citoyens aisés ont tout intérêt à le faire puisqu’il s’agit de politiques qui leur bénéficieront sûrement (réduction d’impôts sur les hauts revenus et le patrimoine, de charges…). Mais qu’en est-il des autres classes sociales? Pourquoi vote-on parfois pour ceux qui sont déconnectés de notre situation sociale et économique?

Il m’est venue l’idée de me demander si au fond, l’une des raisons n’est pas la peur de se faire « rattraper » dans la hiérarchie sociale par d’autres citoyens qui sont vus comme (encore) moins aisés. Par exemple, en refusant des mesures comme des aides sociales et impôts redistributifs. Voter pour un parti qui susceptible de maintenir le système fiscal et économique en place en maintenant un niveau élevé d’inégalités est peut être en partie rassurant pour certains citoyens qui se trouvent dans une situation sociale intermédiaire. C’est à dire correcte mais fragile. Il s’agirait donc de la volonté de se maintenir dans la hiérarchie sociale. De se replier sur leurs acquis, même s’ils pourraient gagner beaucoup plus en luttant pour plus de redistribution et plus de justice sociale.

Au fond mon idée est la suivante : la peur de perdre et l’insécurité économique sont peut-être paradoxalement motrices dans le choix de représentants politiques qui prônent plus la compétitivité et l’individualisme que l’égalité et la justice sociale.